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Manu la gerbe chapitre 11

Sale temps pour les mouches - 1

Je finis par me lever et rejoins ma voiture d’un pas lent. Son parfum rare, Chanel 22 comme ma maman me semble-t-il, m’assaille encore l’odorat. Je crois bien que je suis sérieusement "croque" comme on disait dans ma zone. Ce sacré Eros m’a collé une flèche comme un poteau télégraphique dans le cœur.
A l’instant où je saisis la poignée de la portière une main ferme me prend l’épaule. Dans un éclair je pense que c’est l’ex mari qui veut me causer dans le poste. Je me retourne aidé par la main qui ne m’a pas lâché et me retrouve nez à nez avec un pistolet gros comme l' astéroflash désintégrateur de votre petit dernier. Voilà autre chose ! Je n’ai pas le temps de m’ennuyer dans ce roman ! A l’autre bout de l’arquebuse je découvre un sbire au crâne rasé dont le visage respire l’intelligence. Il porte un blouson de cuir et un jean. Son expression est peu amène, pour le moins.
- Bouge pas ! Chuchote le zig qui a une tête à avoir été fabriqué le huitième jour.
Il regarde vers la rue et je distingue un second loustic qui manifestement garde l’entrée de l’impasse. L’autre lui signifie que tout est tranquille, puis il revient à moi.
- Où as-tu la clef ? Me demande crâne d’œuf d’un ton belliqueux.
Ben dis donc, ils sont outillés maintenant les voleurs de voitures. Ils ne s’encombrent plus de pied de biche ou de trousseaux de clefs pesant une tonne. Je lui indique mon jeu de caroubles pendant à ma ceinture. Il s’en saisit sans défaire le mousqueton et les relâche. J’ai toujours le trou noir du canon devant le nez.
- Tu te fous de ma gueule connard ? Où est LA clé ? Quoi encore ? Quelle clef ? Y en a marre de toutes ces questions.
Je vais de Charybde en Scylla dans cette histoire. Je réfléchis à la vitesse de la lumière. LA clé. Il a l’air d’y tenir vraiment le grand méchant. Il n’a pas l’apparence d’un caïd et n’est certainement qu’un séide chargé de la commission. Il fait quoi déjà San-Antonio dans cette situation ? Il savate les bijoux de famille de l’affreux et tord le canon du revolver avec ses dents blanches ? Et Béru tombe à pic pour bomber le melon du second ? Certes, mais là ce n’est pas du roman, et bien que n’étant guère impressionné, je n’ai pas les capacités requises.
- Alors ça vient, s’impatiente le bonze en cuir.
- Je ne l’ai pas, lui dis-je finalement.
- Fais pas le malin, on sait que vous l’avez piquée à Féru de Chibraque.
Ah bon ! Ca c’est intéressant. Voyons voir. Ils sont persuadés que nous avons cette foutue clef et il semble de la plus haute importance qu’ils la récupèrent.
- Je veux dire que je ne l’ai pas ici, je l’ai cachée en lieu sûr.
Il appelle son acolyte qui se charge de me fouiller de fond en comble. Puis il passe la Mustang au peigne fin pendant dix bonnes minutes. Il signifie à son chef qu’il n’a rien dégauchi.
- Tu vas nous suivre et nous y emmener tout de suite, fait-il en appuyant son flingue sur ma joue.

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