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Manu la gerbe chapitre 12

Sauvés par le cong ! - 1

La femme se lève et nous toise d’un air dédaigneux, voire dégoûté.
- Voilà donc ces dégénérés, fait la dame accompagnant sa phrase d’une moue répulsive.
- Dis donc la mère, on n’a pas gardé les morpions ensemble, se rebiffe Manu.
Le gorille le jouxtant lui allonge une torgnole qui le fait chanceler. Manu pas impressionné le moins du monde sourit à son agresseur, s’approche doucement de lui à distance respectable et lui vomit en pleine gueule ! vvlllaooufff ! Ca fait. Juste une salve, un coup isolé dont il a le secret. La gerbe mutine quoi ! L’autre aveuglé et dégoûté s’évacue vers les commodités afin de se nettoyer. Les amateurs d’eau chaude se dirigent vers l’autre bout du gymnase, aménagé en bureau high-tech.
Nous nous retournons et nous voyons avec stupeur des tableaux énormes aux murs de cette partie de la pièce. Sont alignés les portraits des trois petits cochons, à savoir: Francisco, Benito et Adolphe lui-même. Vous savez, le peintre en bâtiment qui aimait à dire : " Laissez venir à moi les petits enfants, non pas le crépu, le petit blondinet là ! "
Entre les toiles de ce trio infernal en sont disséminés de plus petites, représentant Staline, Pinochet, Mao, Marcos et Stroessner je crois bien. La bonne femme suit mon regard étonné et déclare :
- Admirez ces maîtres éclairés, espèces de manants, ils furent ou sont l’archétype du pouvoir positif appelé à régenter sous peu ce monde décadent !
Complètement chibrée la vieille peau !
- Ils ne jouaient pas tous sous le même maillot, observé-je à voix haute.
- Bien sûr que si abruti ! S’emporte la moukère ulcérée. Peu importe la forme, communisme, despotisme, fascisme, tyrannie. Seul compte le pouvoir absolu destiné à canaliser les énergies plébéiennes, afin de préserver et glorifier les prérogatives de la classe supérieure élue !
Ben mon vieux, elle a une sacrée araignée au plafond mémère ! Ce n’est pas fait pour me rassurer, car ces gens là, forts de leurs certitudes régnantes, ont généralement des procédés expéditifs. Je l’observe avec plus d’attention tandis qu’elle contemple ses idoles.
Elle n’a pourtant pas l’air plus branque que vous et moi. Encore que vous, hein, on se demande parfois. La quarantaine bien tapée, le cheveu brun et ondulé court. Vêtue d’un tailleur strict mais moulant un corps qui a de beaux restes et engageant, malgré son regard sévère. Le genre professeur créatrice de fantasmes que tout collégien normalement constitué voudrait culbuter sur le bureau.
- Trêve de digressions, donnez-moi cette clef, qu’on en finisse !
On se croise les yeux avec mes comparses. Je me décide à entamer les débats qui promettent d’être houleux.
- Nous ne l’avons pas sur nous.
- Fouillez les, ordonne la marâtre.
Les patibulaires vident nos poches et déposent le tout sur le bureau ministre derrière lequel elle a pris place. Elle brandit les télécopies que j’avais précipitamment emportées lors de notre échappée.

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