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Bungalows île aux Nattes

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Tueurs en série, escrocs, malédictions

Tout sur les aphrodisiaques

Manu la gerbe chapitre 13

On se refait une santé - 1

Je referme soigneusement le battant et actionne la lumière. Oriane se jette sur moi prête à hurler. Je l’étouffe d’un baiser ardent pour éviter l’esclandre. Par terre gît un des deux malfrats, la gorge sectionnée. En un flash je revois Féru dans les toilettes chez Manu.
- C’était donc toi, bée ce dernier.
Toulouse a encore son rasoir à la main, couvert de sang.
- Oui c’était moi, dit-il, mais je vous expliquerai plus tard. Ca fait une heure que je suis en planque, il faut se tirer d’ici fissa.
J’écarte ma douce du spectacle, elle a encore les yeux révulsés de frayeur, la pauvrette. Je fouille le gargané et lui soutire son flingue. C’est un Kitrou 38 dernier cri, capable de tirer dans les coins grâce à son rétroviseur orientable incorporé. Je fais signe à l’Indien de me suivre et aux autres de rester là tranquillement. Nous longeons le corridor, tournons à angle droit et arrivons en vue du séjour. La porte entrebâillée laisse percevoir Thanauser de Wagner, il me semble. Par l’ouverture un spectacle chiadé nous est offert. Je me retourne et vois que Toulouse nous a suivi. Mes compères jettent un oeil à tour de rôle.
Elle ne s’ennuie pas dis donc la mère Chibraque !
Figurez-vous qu’elle est complètement esplaffée dans un fauteuil, l’entre-deux grand ouvert. Le chauffeur en veston est à genoux devant elle et lui crougnotte le barbu avec application. La veuve joyeuse trémousse du prose et l’autre s’agrippe aux jambons afin de ne pas perdre le contact d' avec son escalope à charnière. Encore et une dernière fois, je vous prie d’excuser cette grivoiserie, mais je ne fais que raconter. Vous lisez du vécul pour ainsi dire en direct.
Et ce n’est pas tout les copains ! Imaginez-vous que le second méchant pas beau est à genoux également mais sur les accoudoirs du fauteuil, et il offre une hostie à double grelot à madame.
Elle le boit à la bouteille goulûment en lui souhaitant la fête des paires de ses mains libres, comme on trait des pis. Tout ça bien, sous le regard lubrique du comte de Pet-Rot qui lisse ses moustaches en sirotant un brandy.
Mes amis en font des bulles d’étonnement. Je désigne à Marcel la veste du vilain aspiré par la veuve, posée sur une chaise où on devine son pétard. L’Indien opine, si je puis dire en pareille circonstance. Je balance un grand coup de chausson dans la porte et nous faisons irruption dans la pièce.
- Bon appétit, m'sieurs dames ! Ruy Blasé-je.
La surprise est de taille. Le comte en lâche son verre de saisissement. Madame la pompeuse serre les mâchoires d’ahurissement. Le pompé hennit de douleur et bascule sur le tapis, en se palpant la bitoune sanguinolente. Le grand lapé devient le gland râpé. L’Haroun Tazieff des chounes humides redresse la tête et porte instinctivement la main à sa poche....revolver d’où il extirpe son bazooka à manche. J’hésite, le temps de compter les cheveux de Yul Bruner. Lui ne va pas se gêner, ai-je la fulgurance d’analyser.
Pan, pan ! Je presse la détente (et non la gâchette !). Il reçoit une praline dans le chignon, prend l’air surpris du gars qui ne savait pas qu’il avait un troisième oeil, et finit tout de même par brouter le tapis persan où il perd sang. La deuxième balle, j’ai écrit pan pan souvenez-vous, se perd dans une guibolle de la maquerelle, qui braille aïe aïe aïe que j’ai mal.

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Voyance claire et nette Graines de bitumes, enfants de la rue Antananarivo Lecture des lignes de la main