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Manu la gerbe chapitre 14

Décrocher, enfin - 1

Nous retournons à la fourgonnette où Fauré se morfond tandis que le comte pique un roupillon. Je les rejoins pendant que Manuela part en éclaireur au bar. J’ôte son bâillon au Iago flic.
- Qu’allez vous faire de moi ? S’inquiète mon beau-frère de cœur et de force.
- Ecoute-moi bien fleur de nave. Je vais de ce pas négocier avec ton supérieur hiérarchique pour avoir la paix. Deux solutions s’offrent à toi. Il va fatalement apprendre ta trahison, je ne sais pas ce que tu as fabriqué avec ces fêlés et ne veux surtout pas le savoir.
- Je peux vous aider, prétend ce pleutre.
- Tu peux surtout fermer ta gueule au sujet du pognon. Ou bien tu viens avec moi et tu joues franc jeu avec lui et dans la foulée tu démissionnes discrètement. Ou je te relâche immédiatement et tu vas avoir tous les archers de Gaule au cul. Plus tes anciens camarades de jeu.
- Ne faites pas ça ! Ce serait mon arrêt de mort !
- Tiens, je vais te montrer que nous ne sommes pas des sauvages nous. Voilà quarante briques, (le dollar était à 5,20 francs ce matin) ça t’aidera à te reconvertir. En échange, tu signes ce papelard. Il déchiffre la lettre que j’ai préparée chez sa sœur. Il grimace au fur et à mesure de sa lecture.
- Mais avec ça, vous me tenez le restant de mes jours, se plaint-il.
- Simple précaution au cas où il te viendrait des velléités de chantage par la suite. Je veux la tranquillité, pouvoir décrocher sans entraves.
- Pourquoi faites-vous ça ?
- Pour que tu te taises, je te l’ai dit. Sache aussi que si ta sœur ne me plaisait pas autant tu n’aurais droit à rien. Je le fais plus pour elle que pour toi. Chacun son tour. Mets tes empreintes à côté de ta signature, lui intimé-je.
- Vous pensez à tout n’est ce pas ? Dit-il amèrement.
- C’est pour cela que je m’aime tant et que je ne me suis jamais fait serrer.
Il empoche le prix de son silence, qui n’est rien en regard de sa liberté.
- Tiens, voici le flingue que j’ai utilisé, il y a les empreintes de Pet-Rot dessus, que je te laisse également à disposition; tu en fais ce que tu veux mais ça peut te refaire une virginité aux yeux de Thévenet.
- Merci, lâche-t-il en rangeant le pistolet emmailloté dans sa veste.
Soudain nous entendons toquer contre la lunette arrière. Nous sortons. Manu est là, la bouche en cœur, rouge pute. Fauré se méprend sur la dame.
- Casse toi radasse, on n’est pas clients.
L’hirondelle des faubourgs lui virgule un magistral coup de sac à main sur la tronche.

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