Pouvoirs et vertus des pierres et minéraux

Construire en briques de bois

Pierres fines précieuses et de collection.

Bungalows île aux Nattes

Partir vivre ailleurs

Tueurs en série, escrocs, malédictions

Tout sur les aphrodisiaques

Manu la gerbe chapitre 4

Du mou dans la corde à noeuds - 1

Une nuée de policiers vadrouille sur la placette et dans les garages. Un instant j’ai le réflexe de reculer mais dans le rétroviseur je vois que des képis ont déjà barré le passage. Je vois également mon Manu retrouver des couleurs cacadesques. Ce coup là il nous fait la grande muette. Tétanisé de con en fomble !
Glotte et luette sont en cure d’oxygène inopinée. Sa bouche est béante, encore plus que ça. Cela oscille entre une entrée de métro et le hall de Notre-Dame. En se penchant quelque peu on pourrait décrypter la marque de son slip s’il ne l’a pas maculé de surprise.
- Gleu fougna razib galawé ! Affirme-t-il finalement.
Les bourres encerclent l’auto à distance, méfiants. Faits comme des rats, nous sommes. J’en vois même un porter la main à sa ceinture. Pas de blagues les gars. Vous ne voyez pas qu’un énervé se mette à nous balancer la semoule parce qu’il a loupé le tiercé d’hier à un cheval près ? Le plomb, ce n’est pas très bon pour la santé, je l’ai toujours entendu dire. Je n’ai pas envie de faire une crise de saturnisme aiguë, subite et définitive. Nous descendons lentement du véhicule, les mains en haut du guidon, à tout hasard.
Les perdreaux nous placent contre l’automobile sans ménagements, jambes et bras écartés comme dans Starsky et Hutch. M’ont l’air bien fébrile les gardiens de la raie publique. Manu joue encore à Padirac portes ouvertes. Il va finir par avaler une tonne de coléoptères à bâiller ainsi. Cette fois ci, il est k.o. debout. Il dodeline du chef comme s’il avait reçu un pain en recommandé de Fabrice Tiozzo. Et il a accusé réception, espérez ! Il a du mal à recoller au peloton.
Un policier entreprend de nous papouiller de bas en haut. J’aperçois un bonhomme en civil sortir du bistro et entrer en conciliabule avec les pandores. Je pense aux deux briques que l’on trimballe sur nous.
Une fois ça peut passer, mais la même somme sur trois pèlerins débouchant à fond de train dans une Mustang, cela ne va pas être facile à leur expliquer. Le palpeur commence à remonter ses mains velues le long de mes jambes. Franchement j’ai horreur de ça. Marcel essaie de gagner du temps.
- Ecoutez, je suis très ouvert d’esprit et il faut tout essayer dans la vie, un contact masculin, faut voir, mais je ne veux pas qu’on me tripote !
- Je vous conseille de ne pas la ramener, assène le flic peu amène.
Le type en pardessus s’approche.
- Attendez un instant, fait-il, qui êtes vous ?
- Les propriétaires de l’établissement, ne menté-je pas, car nous sommes officiellement couchés sur les statuts de la société du bar.
Du coup le tâteur fou s’efface afin de laisser approcher son supérieur.
- Que se passe-t-il commissaire ? Interroge Marcel impassible.
- Inspecteur seulement, inspecteur principal Thévenet, de la Brigade Criminelle. Veuillez me présenter vos papiers messieurs.
Nous lâchons la barre fixe et nous lui tendons nos pedigrees respectifs, à l’inspecteur seulement. Il y jette un oeil furtif, le gauche semble-t-il, et les enfouit dans sa poche au grand dam de Manu.

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Voyance claire et nette Graines de bitumes, enfants de la rue Antananarivo Lecture des lignes de la main