Pouvoirs et vertus des pierres et minéraux

Construire en briques de bois

Pierres fines précieuses et de collection.

Bungalows île aux Nattes

Partir vivre ailleurs

Tueurs en série, escrocs, malédictions

Tout sur les aphrodisiaques

Manu la gerbe chapitre 7

Contre-enquête - 1

Revenu à la fenêtre, je l’observe s’éloigner à pas rapides sous le crachin qui a repris du sévice. Je vais pêcher une bibine au frigo et reste songeur contre le chambranle. Soudain je m’ébroue. (de noix).
Vraiment je suis la reine des pommes à l’eau ! Se faire allumer ou plutôt s’auto-allumer pour les beaux yeux d’une blonde même pas incendiaire. Faut avoir du yaourt en guise de cervelet ! D’abord, qu’est ce qui me prouvent son identité, son boulot, ses affirmations. Certes c’est le sosie de Fauré mais rien ne dit qu’ils n’ont pas partie liée. Elle sait mille fois plus de choses sur mon compte que l’inverse.
Et surtout elle connaît ma planque. Vous pensez bien que je n’ai pas donné ma véritable adresse aux policiers. Allez savoir si je ne vais pas voir débouler six cars de gardes-mobiles dans le quart d’heure ? Je me trouve naïf à souhait. J’essaie de me botter le train mais la souplesse n’est pas mon fort. Je vide mon jus de houblon et fonce dans ma chambre enfiler mon cuir à moi.
En deux enjambées je suis dans l’escalier, négligeant le monte-viande. Je dévale les degrés à perdre Hélène, lorsque au détour d’un palier je suis déséquilibré par une masse me barrant les guibolles.
Ce vol plané, Edmond ! Lama dans les buts de l’équipe de France ! Je franchis une volée de marches sans toucher terre et vais m’aplatir le faciès sur le mur d' en face qui m’attend de pied ferme. Coucou, revoici les trente-six chandelles. On ne se quitte plus avec le père Nohain ! Ce tacle vicieux monsieur l’arbitre ! Il y a au moins carton jaune ! Dans la foulée, je sens quelque chose d’humide et râpeux sur ma joue. Ben voyons, c’est Fripounette qui me lèche le visage pour se faire pardonner.
Je me relève en vrac, ne numérote pas mes abattis par manque de temps. Rien de cassé, mais la tronche comme un compteur bleu.
- Oh monsieur Truant, vous êtes tombé ? S’étonne le maître du chien tueur, arrivant suant sang et eau.
Je m’abstiens de lui apprendre que son fumier de clébard y est pour quelque chose. Je le salue en lui certifiant que tout va pour le mieux et reprends ma descente aux enfers. J’arrive sur le trottoir comme une balle. Voyons. Si elle m’a suivi, sa voiture devait être garée aux environs du café. J’ai une grosse minute de retard sur elle. C’est peu lorsqu’on sait vers où se diriger, mais énorme quand on cherche sa route. Je mets les coudes au corps et avance au plus vite parmi les badauds.
En passant devant un arrêt d’autobus, je perçois des gens qui me regardent affolés. C’est dingue dans ce pays. Dès que l’on court dans la rue sans être en survêtement, c’est suspect. Essayez un jour dans une artère fréquentée de Paris, vous verrez. Tous les gonzes se retournent sur votre passage. Il y en a toujours un pour gueuler au voleur, à tout hasard. Pour peu que vous croisiez une paire d’hirondelles, vous pouvez être sûrs qu’ils vous stopperont pour vous demander la raison de cette chevauchée pédestre. Le temps de leur expliquer que vous courez justement parce que vous êtes pressé, vous aurez loupé votre rendez-vous !
La pluie me fouette le visage, je m’éponge de la main et stupéfacte (c’est nouveau) en la découvrant maculée de sang. Je m’arrête et me détranche dans le rétroviseur d’une automobile, stoppée bien entendu. Bravo ! J’ai le bas de la figure ensanglanté. J’ai atterri sur un maxillaire qui a déclaré forfait. Je comprends mieux l’expression ahurie des autobusiens. J’ai des gouttes d’hémoglobine plein le pantalon, clair le pantalon bien sûr.

Lire chapitre 7 - page 2 ************* Retour Page 1

Voyance claire et nette Graines de bitumes, enfants de la rue Antananarivo Lecture des lignes de la main