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Manu la gerbe chapitre 8

Thévenet II, le retour de la vengeance - 1

Bien que le restaurant ne soit qu’à deux pas, nous prenons la Ford. Non pour satisfaire le concierge acariâtre, mais plutôt afin d’éviter qu’il n’appelle les perdreaux en représailles, comme je l’en crois capable. Nous trouvons à nous parquer pas trop loin de la Casa Pépé. La salle est bien garnie mais on nous déniche une table libre dans un coin. Les serveurs sont habillés en matador hormis le chapeau de Mickey. L’un d' entre eux nous apporte les cartes en esquivant un taureau imaginaire.
- Los senorès prendronnent oune apéritivo ?
- Si hombre, oune demiss con la moussa, hispanise Manu.
Décidément il tient son rythme de croisière malgré ses tracas. Marcel et ma pomme commandons deux portos blancs. Après consultation des menus nous optons pour trois paellas royales.
- Voilà les gars, que je vous raconte pourquoi on s’est retrouvé ici. Figurez-vous qu’en rentrant chez moi quelqu'un me suivait. J’ai été amené à l’inviter de force dans mon appartement. Bref cette personne m’a déclaré être journaliste et apparentée à l’inspecteur Fauré. J’ai appris que le mort était un gros ponte de la finance politique, ce qui explique l’effervescence autour de cette affaire.
- Tu es sûr que c’est un journaliste ? Demande Marcel.
- Je crois. Enfin j’en ai eu confirmation au bar où vous m’avez rejoint. Ce reporter habite dans l’immeuble d'en face. Le taré que tu as attrapé en est le gardien.
- Et tu l’as suivi jusqu’ici ?
- Oui, elle n’avait pas de papiers, j’ai tenu à vérifier ses dires.
- Comment ça, elle ? Relève Manu malgré sa marée montante.
- Ben oui, c’est une femme, ai-je presque honte d’avouer.
Je passe sous silence qu’elle m’a brûlé la rétine, cette tendresse chérie. Ca y est, je suis complètement gaga ce coup ci.
- Qu’est ce qu’on a à voir avec ce schmilblick ?
- Nous rien, on le sait. Mais pas les personnages intéressés. Et nous sommes sensés avoir vu les types qui l’accompagnaient.
- Mais il n’y a que moi qui les ai à peine entr'aperçus, se plaint Manu.
- Peut-être, mais aussi bien les flics que les autres vont tourner autour des témoins présents, et vous rien de particulier ?
Marcel répond que non. Arrivent les apéritifs, ponctués de "Olé" tonitruants du serveur. Il prend son métier à cœur l’hidalgo.
- Y doss portoss y oun demisss con la moussa por los caballeros, olé toro !
Une pirouette et le revoilà reparti, esquissant des passes avec son plateau vide.
Manu embouche son verre et en fusille la moitié d’un pet.
- Moi j’ai du nouveau, annonce-t-il la lèvre luisante et l’air énigmatique.
Il sort un feuillet de sa poche et nous l’étale entre les couverts.


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