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Manu la gerbe chapitre 9

Les taupes sortent le museau - 1

Je me déshabille en allant vers ma chambre. Tel le petit Poucet, je laisse mes frusques sur le chemin. La fraîcheur des draps de soie me donne la chair de poule. J’entre rapidement non pas dans un sommeil de plomb, mais d’or. Les cheveux de Claudiane m’enserrent, telle la tunique de Nessus. Et je ne cherche pas à m’en défaire. Coup de foudre ou coup de foutre ? Est-ce bien elle que j’attends, si tant est que j’attende une compagne. Inconsciemment quoi qu’il en soit. Ai-je simplement envie d’être le Nil inondant son delta fertile ? Ou l’accroche est-elle plus profonde, agrippée au cœur de mon cœur ? Est-il possible de se donner entièrement, définitivement, à corps perdu une seconde fois ? Sans méfiance, sans a priori. A chaque alerte, l’appréhension s’éveille de nouveau. En amour plus que partout ailleurs, la blessure guérit, mais la cicatrice reste, à jamais.
Je me réveille péniblement sur les onze heures, aux dires de ma clepsydre. J’ai la menteuse collée au plafond. J’essaie de me lever mais retombe lourdement sur le lit, ébloui par un terrible lancement à la tête. Cette gueule de bois mes chéries ! Du massif avec les branches, vous pouvez me croire.
Au radar, je rejoins la salle de bains après mon faux départ. J’actionne la douche et les flots purificateurs viennent me fouetter la peau. Sortant peu à peu de mon abrutissement, je me remémore pêle-mêle les images de mes cauchemars de la nuit. Claudiane, et puis non. Ce prénom ne me plaît pas décidément. Tenez, on va la rebaptiser ensemble. Voyons, que cela rappelle son petit nom mais que cela lui ressemble un peu plus, sa luminosité, son éclat, ses cheveux d’or.... Oriane ! C’est pas joli ça ? Accoucher d’un nouveau prénom, original, évocateur dans l’état où je suis !
Antoine tu es génial ! Merci Tony ! Pas d’objection ? Vendu ! Réminiscences de rêves donc. Oriane est dans sa voiture aux vingt quatre heures du Mans, poursuivie par Thévenet à scooter, écumant la bave aux lèvres; un rasoir à la main. Je surviens tel le chevalier Ajax à califourchon sur le Poldo-Moldave. Du diable vauvert surgit Léon Zitrone sur un sulky derrière Une de Mai Deux qui m’exhorte à pourfendre le malfaisant. J’arrive à hauteur de l’inspecteur félon et lui décapite la tête (si si) d’un gigantesque coup de braquemart. C 'est pas cochon, c’est une épée, vérifiez.
Au bout d’un quart d’heure sous l’eau, mes esprits sont à peu près en place. Revêtu d’un peignoir de boxeur en soie noire à parements rouges, je vais jusqu’à la cuisine, le pas traînassant.
Surprise, une délicieuse odeur de café m’envahit les narines. Effectivement du nectar d’Arabica fraîchement passé m’attend. Un mot de Marcel l’accompagne : " dix heures. Je vais fouiner un peu rue Lecourbe, je t’appelle." J’avale un premier jus et retourne à la chambre m’habiller. Encore la flemme de me raser. De retour à la cuisine communiquant avec le séjour, je me ressers un café agrémenté de tartines beurrées. Salé le beurre et de Guérande ! Je grignote et me demande ce que je vais pouvoir faire de ma journée. Soudain la sonnerie du téléphone me sort de mes rêveries. Je suis un peu inquiet. Deux ou trois personnes seulement connaissent mon numéro. Bien entendu, je ne suis pas dans le bottin. Je laisse tinter et la sonnerie cesse après la seconde. Signal connu qui me rassure. L’appareil résonne de nouveau et je décroche.
- Salut c’est Marcel. Rien de neuf ?
- Je me lève à peine, et toi ?
- Je suis dans le bureau de Conseil machin truc dans un immeuble pourave.

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