Pouvoirs et vertus des pierres et minéraux

Construire en briques de bois

Pierres fines précieuses et de collection.

Bungalows île aux Nattes

Partir vivre ailleurs

Tueurs en série, escrocs, malédictions

Tout sur les aphrodisiaques

Pink Floyd

Nous avons passé la journée à nous exciter à propos du concert de ce soir. Prévoyant, j’avais acquis deux places depuis belle lurette afin d’aller voir les Pink Floyd. J’ai bien fait, car c'est la guerre pour s'en procurer désormais à quelques heures de l’événement. Les quelques uns avec qui nous discutons en bavent des ronds de chapeau. La chance qu’on a, qu’ils disent. Chance mon cul, z' avaient qu’à lever le leur en temps utile. La tournée a beau s’intituler le Gini World Tour, nous on tourne à la bière depuis le début de l’après-midi. Fait chaud en plus, alors soif !
Bref nous retraçons avec quelques passionnés la carrière du groupe. S’extasiant sur tel morceau ou bien arguant d’une préférence pour tel album. Manu qui adore les musiques "planantes" est remonté comme un beffroi. Faut dire qu’en sus du houblon il ingurgite à intervalles réguliers des pilules d’une couleur suspecte lui dilatant les pupilles de façon impressionnante. Il n’a quasiment plus de jaune en fond d’oeil ! Comme il est huit heures, je propose d’y aller gentiment. Il nous faut bien une demi-heure pour gagner le Palais des Sports de la Porte de Versailles. Et quelque chose me dit que l’on ne sera pas tout seul !
- Juste un dernier et on y va, m’assure le Dilaté.
- Un dernier verre ou un dernier Smartie, l' asticoté-je.
- Les deux mon général, répond l’affreux en se goinfrant liquide et comprimé de ... concert.
Incorrigible. Avec lui c’est toujours le dernier. Jamais je ne l’ai vu à l’heure où que ce soit. Par un curieux court circuit neuronal, pour un rendez-vous à dix heures, il part à dix heures. Et où que se situe la rencontre prévue. A huit heure et demi, je commence à taper du pied.
- Allez, on y va, ça va être un foutoir pour se garer, on va avoir deux bornes à se farcir à pinces.
- T’inquiète donc pas; y a que des babas cool qui seront là; et ils n’ont pas les moyens d’avoir une caisse vu qu’ils fument tout leur blé. Un petit dernier et c’est parti !
Là il me gonfle un brin cézigue.
- Tu fais comme tu veux, moi je me casse.
Ce disant, je m’évacue vers ma Deuch, sachant bien qu’il va arriver au moment ultime. Je démarre l’engin et lorsque je passe devant le bar, il est là sur le trottoir, pouce tendu. Forcément je m’arrête.
- Eh ben, qu’est ce tu fous. Je t’attends, ose-t-il avec son sourire de furet.
Je n’attends pas qu’il ait refermé la portière pour déhotter. La circulation est plutôt dense ce soir. La voiture cahote de feu rouge en feu rouge. Mon Manu est affalé et contemple silencieusement le pare-brise. Il est livide. Nous arrivons sans encombre jusqu’à la porte d’Orléans, à partir de là ça bouchonne copieux.
- Arrête tes conneries, ouis-je soudain à mon côté.
- C' est-y que tu entends des voix Manu ?
- Arrête je te dis, je ne contiens plus.
- Mais qu’est ce que tu racontes ? Merde ! J’ai failli oublier de tourner.
J’actionne le clignotant afin de bifurquer vers Montparnasse, à l’église d’Alésia.
- Tant pis ! Puisque tu veux pas stopper, je vais dégazer en plein vol.
Et d’ouvrir le demi-volet de la vitre, et d’y sortir péniblement sa hure; et bleuhh bleuhh bleuhh, il envoie la purée.

Pink Floyd 2

Voyance claire et nette Graines de bitumes, enfants de la rue Antananarivo Lecture des lignes de la main